Pourquoi je suis écolo ?
Alimentation,  Lifestyle

Comment je suis devenue écolo?

J’ai eu mon « déclic » écolo à Londres, en 2010. Comment j’ai basculé du côté vert ? Plusieurs personnes ont contribué à ma transition écologique : une belle rencontre dans la vie réelle, une interview, le cinéma… Et tadam ! Comme le petit colibri, « je fais ma part ». Je vous emmène chez les Britanniques avec le flashback de ma prise de conscience durant mes années londoniennes.

Juin 2010, je débarque à Londres, sans boulot, mais avec un logement et l’envie d’écrire un nouveau chapitre de ma vie. Les belles rencontres qui transforment arrive lorsque nous ne nous y attendons pas. Dès mon premier jour dans ma nouvelle maison, Britt, ma coloc, me présente ses amis. Alexandra et Nikos, un couple gréco-allemand habite au-dessus de chez nous. Je ne sais pas -encore- que je suis sur le point d’auditionner pour ma future famille d’adoption. Un petit barbecue improvisé, dans notre jardin, plante le décor de notre première rencontre et mon intégration dans le gang d’expats allemands de Leipzig.

Mon premier burger « veggie »

Le feeling opère entre Alexandra, cette Allemande écolo, végétarienne, immense, pétillante, et moi, la petite française fraîchement débarquée. Nous devenons inséparables. Comme moi, elle ne désire pas d’enfants, mais ne dit jamais non à un bon film, une pinte ou un concert. Tout naturellement, nous nous retrouvons régulièrement au Ritzy, ce cinéma indépendant et lieu privilégié des amoureux du septième art.

Mon premier burger “veggie”, je le mange ici. À Brixton, le quartier afro-caribéen où nous adorons prendre le temps de vivre. Nous traînons dans les “charity shops”, les bouquinistes, nous brunchons et finissons par un film. Avec Alex, je découvre que l’on peut très bien se nourrir sans viande. Ben oui, je suis une fille du sud-ouest, la région productrice de foie gras. Cette amitié bouleverse mon alimentation qui est la première porte d’entrée pour ma conscience écolo.

Les gens “in real life” nous influencent, mais aussi des célébrités que nous ne rencontrerons jamais. Qui n’a pas été fan de ? Moi qui vis dans les étoiles, je vibre en regardant les œuvres des réalisateurs. rices, des acteurs.rices, des auteurs.es, des peintres… Donc, rien de surprenant à ce que des films comme  «Jeremiah Johnson », « La forêt d’émeraude »,
« Mosquito Coast », « Into the wild » exercent un rôle dans mon cheminement écolo. Robert Redford, mon acteur américain favori a été l’un des premiers écolos avant l’heure à alerter sur le climat.

Je pense donc j’achète autrement

Cependant, celui qui a contribué à ma transformation n’est autre qu’un vampire. Nous sommes en 2010, je regarde religieusement The Vampire Diaries. Damon, le bad boy de cette série incarné par Ian Somerhalder, un acteur écolo et philanthrope, provoque mon déclic vert. Cette année-là, il crée l’association « Ian Somerhalder Foundation » pour sensibiliser les jeunes sur la protection des animaux et de l’environnement. Je tombe sur une interview-vidéo dans laquelle il s’exprime sur l’importance de
« Think Before Shopping » en se posant les bonnes questions. Ai-je vraiment besoin de ce produit suremballé ?

À l’époque, la méthode B.I.S.O.U n’était pas là pour nous éviter des achats superflus.

B esoin. A quel besoin cet achat correspond-il ?
I mmédiat. Dois-je l’acheter immédiatement ?
S emblable. N’ai-je pas déjà quelque chose de semblable ?
O rigine. Quelle est l’origine de ce produit ?
U tile. Cet objet me sera-t-il vraiment utile ?

Il insiste sur les emballages des produits et l’abondance des déchets inutiles. Je prends conscience, à ce moment-là, de toutes les tasses de mes cafés à emporter, mes repas achetés sur le chemin de la maison, mes bouteilles en plastique.

À la suite de cette vidéo, je regarde tous mes achats sous un autre angle. Je désire limiter mes déchets. Mon premier écogeste se traduit par l’achat de ma gourde avec une inscription” Think outside the bottle » à la boutique Planet Organic, une biocoop anglaise. Ensuite, je m’attaque au plastique qui est devenu mon ennemi numéro 1. Cette résine est partout autour de nous. Elle s’est même incrusté dans notre corps. Essayez de passer une journée sans toucher ce matériau ! Cela demande autant de discipline que le sport ou l’écriture.

Mes écogestes au quotidien :

✅ Je mange bio, de saison et local au maximum

✅ J’achète en vrac

✅ Je prends et dépose mes bouquins dans des boîtes à livres

✅ Je limite à 3 fois par semaine ma consommation de viande et de poisson

✅ J’utilise une gourde en inox

✅ Je privilégie le Made in France

✅ J’ai un mug de voyage

✅ Je circule à vélo

✅ Je cultive mes fruits, légumes, tisanes et herbes aromatiques

✅ J’ai un compost

✅ J’utilise des savons et shampooings solides

✅ Je me nettoie le visage avec des cotons lavables

La communauté écolo

Cette même année, je m’investis dans l’association de Ian somerhalder. J’ouvre mon premier compte Twitter pour rejoindre la communauté ISF et je le développe. À ce moment-là, je découvre le pouvoir des réseaux sociaux et sympathise avec des écolos du monde entier. J’utilise Twitter pour soutenir les actions de l’association et lance une collecte de fonds sur une plateforme de crowdfunding. Je participe à des trending parties sur ce même réseau social. Le principe : les supporteur.rice.s d’ISF se donnent rendez-vous sur twitter -à une heure précise- pour tweeter et retweeter le hashtag #ISF. Ainsi, il apparaît dans les trending topics, devient populaire et l’association gagne de la visibilité.

À partir de ce moment-là, ma mission prend forme : sensibiliser au maximum mes amis, mon entourage, mes collègues sur la pollution marine et l’impact des déchets. Je participe à ma première manif pour la protection de l’Antarctique. Dans une super ambiance, tous les participants et participantes marchent pour le réchauffement climatique. Moi la timide, j’échange avec des inconnu.e.s, je goûte des plats végétariens que proposent la communauté Hare Krishna de Londres. Je suis ravie de cette journée. Aujourd’hui, j’ai 2235 abonnés sur Twitter et j’aide des entreprises engagées à communiquer sur les réseaux sociaux. Je réalise qu’avec mes petites actions vertes, j’influence mes collègues et ami.e.s.
Alors, l’idée d’un blog commence à germer dans ma tête pour motiver
-encore plus- de gens à modifier leur mode de vie.

👉 Et vous, quel a été votre premier écogeste  ? Trop curieuse, j’attends vos réponses en commentaire sur le blog.

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2 commentaires

  • Marion

    J’aime beaucoup ton article Nathalie ! Pour ma part, il y a 2 éléments qui m’ont fait bouger :
    – un vendeur de fruits et légumes bio, chez qui certains produits venaient d’Italie. J’ai compris que je préférais faire passer le critère local avant le critère bio.
    – un entretien avec les fondatrices de la marque Pitigaïa, qui m’ont sensibilisée à l’impact du polyester et des microparticules de plastique.
    Mon premier éco-geste, je dirais que ça a été de privilégier les producteurs et commerçants locaux, de faire attention à la provenance et la composition de mes aliments.

    • MlleDurable

      Merci beaucoup pour ton partage Marion. 😉 Entièrement d’accord avec toi sur l’importance de manger local.J’ajoute de saison. Tout n’est pas bon dans le bio, surtout si le produit vient de l’autre bout du monde. Bravo ton premier éco-geste est top !

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